Migration en France : les pays d’origine les plus nombreux

7,7 millions d’immigrés vivent aujourd’hui en France. Ce n’est pas une projection, ni une estimation lancée à la volée : l’INSEE le confirme, ce chiffre représente 11,3 % de la population. En tête, l’Algérie, le Maroc et le Portugal. Juste derrière, l’Italie, la Tunisie, la Turquie, la Chine. Le classement change peu, mais l’Afrique subsaharienne progresse sans relâche.

Les trajectoires des immigrés en France ne se ressemblent pas. Selon la nationalité, l’époque d’arrivée ou la région d’installation, les parcours se distinguent nettement. Les raisons du départ, la vie de famille, les chemins de l’intégration : chaque donnée officielle éclaire ces différences.

Panorama de l’immigration en France : chiffres clés et tendances récentes

En 2024, la France recense près de 7,7 millions de personnes nées à l’étranger. Cela représente 11,3 % de la population totale, d’après l’INSEE. Depuis 2006, la hausse atteint 35 %. Certaines de ces personnes ont acquis la nationalité française, d’autres non. L’INSEE distingue ainsi deux notions : immigré et étranger. Elles se recoupent, mais ne désignent pas la même réalité.

6 millions d’étrangers vivent actuellement en France. Ce chiffre reflète la diversité des statuts de séjour et la complexité des parcours individuels. Les dernières estimations avancées de l’INSEE permettent de mieux cerner la composition de cette population et les évolutions récentes.

Sur le marché du travail, les écarts persistent. En 2023, 62,5 % des immigrés âgés de 15 à 64 ans occupent un emploi, contre 70,7 % pour les personnes sans ascendance migratoire. Le chômage touche 11,2 % des immigrés, alors que la moyenne française s’établit à 6,5 %. Certains territoires, notamment urbains, connaissent des taux d’inactivité ou de chômage dépassant 40 %, voire 50 % dans les situations les plus tendues.

L’OCDE surveille ces indicateurs à l’échelle européenne. La France se démarque par un poids élevé des immigrés originaires d’Afrique, une particularité sur le continent. Ces données, issues d’organismes publics, alimentent le débat et guident les politiques d’accueil et d’intégration.

Quels sont les principaux pays d’origine des immigrés en France aujourd’hui ?

L’Afrique tient la première place parmi les continents d’origine des immigrés en France. Près de la moitié des personnes nées à l’étranger installées sur le territoire en 2024 y ont vu le jour. Le Maghreb domine : l’Algérie (12,4 %) et le Maroc (11,7 %) occupent les deux premières marches du podium, suivis de la Tunisie (4,9 %). Derrière ces pourcentages, ce sont des histoires familiales et des héritages qui marquent durablement la société française.

L’Europe reste très présente dans le tableau migratoire. 30,9 % des immigrés sont nés dans un pays européen. Le Portugal (7,3 %), l’Italie (3,6 %), l’Espagne (3,1 %) incarnent une mémoire ouvrière, populaire, encore vivace dans de nombreux quartiers. S’y ajoutent, en moindre nombre, des personnes venues d’Europe centrale ou orientale.

Pour mieux visualiser cette diversité, voici les principaux groupes d’origine :

  • Afrique (48,9 %) : Algérie, Maroc, Tunisie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Comores
  • Europe (30,9 %) : Portugal, Italie, Espagne, Turquie
  • Asie (14,3 %) : Chine, Vietnam, Turquie
  • Amériques et Océanie (5,9 %) : Haïti, Brésil, États-Unis

La France accueille ainsi la plus forte proportion d’immigrés africains en Europe. Les flux asiatiques progressent, représentant 14,3 % des personnes nées à l’étranger. Ce brassage géographique influence les dynamiques démographiques, la structure des villes et les débats sur la citoyenneté et le vivre-ensemble.

Portraits démographiques : diversité et évolution des communautés immigrées

En 2024, 7,7 millions d’immigrés résident en France, soit 11,3 % de la population. Cette progression s’inscrit dans une tendance de croissance régulière : depuis 2006, le nombre d’immigrés a augmenté de 35 %. Derrière ces chiffres se cachent des réalités contrastées selon les régions et les groupes d’origine.

En Île-de-France, un habitant sur cinq est né à l’étranger. La Seine-Saint-Denis détient un record : 31,1 % des résidents sont issus de l’immigration, témoignage d’une longue histoire industrielle et d’actions publiques ciblées. D’autres régions, comme Provence-Alpes-Côte d’Azur ou Pays de la Loire, présentent des profils différents, soulignant les spécificités locales dans la répartition des communautés immigrées.

Les raisons de l’arrivée varient. 45 % des immigrés venus après 15 ans rejoignent la France dans le cadre d’un regroupement familial. Les autres motifs mêlent études, travail, ou nécessité de fuir une crise. Par exemple, la maîtrise du français reste difficile pour certains : parmi les immigrés asiatiques, 60 % ne connaissaient pas la langue à leur arrivée. Côté emploi, les écarts sont marqués : le taux d’emploi des immigrés, à 62,5 %, reste inférieur à celui des natifs (70,7 %) et le chômage peut grimper jusqu’à 40 voire 50 % dans certaines villes.

La mobilité sociale reste un enjeu brûlant. 32 % des immigrés africains disent avoir connu un déclassement professionnel, contre 26 % pour les Européens ou Asiatiques. L’intégration dépend aussi du tissu local : politiques publiques, accès au logement, vie associative. Ce patchwork compose le visage mouvant des migrations en France, entre héritages, inégalités et nouveaux horizons.

Famille nord-africaine partageant un pique-nique dans un parc

Comment les origines des immigrés influencent la société française ?

La diversité des origines caractérise profondément le paysage migratoire français. Près de la moitié des immigrés installés en France en 2024 sont nés en Afrique, un tiers en Europe. Les arrivées d’Asie, d’Amérique et d’Océanie complètent le tableau. L’histoire coloniale, les liens familiaux, certains accords bilatéraux ou encore des crises majeures dessinent ce panorama. Ces racines multiples irriguent le tissu social, modifient les habitudes culturelles et renouvellent les dynamiques urbaines.

Maîtriser le français, accéder à un emploi, faire face au déclassement professionnel : chaque communauté rencontre ses propres défis. Les immigrés venus d’Afrique sont plus nombreux à ressentir une mobilité descendante (32 %) que ceux originaires d’Europe ou d’Asie (26 %). Les chiffres du chômage (11,2 % contre 6,5 % pour l’ensemble de la population) et les taux d’emploi en retrait témoignent d’un marché du travail cloisonné, souvent marqué par la précarité et la discrimination.

Les raisons de la migration, regroupement familial, études, travail, fuite des conflits, orientent les trajectoires. L’action des collectivités, le rôle du tissu associatif, la géographie locale : tous ces éléments influencent le parcours d’intégration. Cette diversité d’origines façonne la vie des quartiers, des écoles, des entreprises. Elle fragmente parfois, elle enrichit souvent, et oblige toujours à repenser la citoyenneté et la cohésion collective.

Au fil des générations, ces histoires d’ailleurs s’entrelacent et redéfinissent les contours de la France d’aujourd’hui. La migration, loin de n’être qu’un chiffre, devient un moteur discret et puissant de transformation sociale. La question demeure : comment la société française continuera-t-elle à s’inventer avec cette pluralité en mouvement ?

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